Léa : "pourquoi suis-je repartie une deuxième fois en mobilité ERASMUS+ ?"

mobilité Erasmus+
International

Une mobilité Erasmus+ ne s’adresse pas uniquement aux étudiant·es et aux enseignant·es. 
C’est ce qu’a découvert Léa, assistante de laboratoire MSMP sur le campus d’Aix-en-Provence, en prêtant davantage attention à une campagne de communication sur la mobilité proposée aux personnels des Arts et Métiers. 
Après une première expérience à Cork l’an dernier, elle a choisi cet été de renouveler l’aventure à Dublin. 

Elle revient sur ses deux séjours en Irlande. Elle témoigne de son expérience, de la préparation de son départ jusqu’aux enseignements qu’elle en a retirés.

Comment as-tu découvert que les personnels administratifs pouvaient eux aussi bénéficier d’une mobilité Erasmus+ ?

Lorsque je suis arrivée aux Arts et Métiers et que j’ai reçu pour la première fois un mail présentant cette possibilité, je n’y ai pas prêté beaucoup d’attention. 
Je pensais que les mobilités Erasmus+ étaient réservées aux étudiant·es et aux enseignant·es.

Lorsque l’opportunité s’est représentée, j’ai pris le temps de lire plus attentivement les informations. J’ai alors découvert que les personnels administratifs pouvaient également en bénéficier ! 
Un niveau minimum d’anglais est toutefois requis selon les formations proposées, généralement entre A2 et B2, afin de pouvoir suivre les échanges et les enseignements dans de bonnes conditions.

Très intéressée, je me suis renseignée plus précisément sur les démarches et j’ai finalement candidaté.

J’ai toujours été particulièrement attirée par les pays anglophones. L’expérience ayant été très enrichissante, j’ai eu envie de renouveler l’aventure l’année suivante, avec une nouvelle formation, toujours en Irlande.

Est-ce que le dossier Erasmus+ est compliqué à constituer ? Quelles sont les principales étapes pour préparer son départ ?

Le service Développement Européen et International Formations de l’établissement offre un accompagnement individuel pour discuter de l’éligibilité du projet ou pour expliquer les démarches et les différentes procédures. 

Ayant besoin d’être rassurée, j’ai contacté l’équipe, qui m’a expliqué très concrètement le fonctionnement. La bourse Erasmus+ prend en charge une partie des frais selon l’enveloppe attribuée, et le complément est pris en charge par l’établissement (dans la limite du forfait journalier/pays autorisé). 
Les repas et les transports sur place sont à avancer, mais peuvent ensuite être remboursés en note de frais, selon les modalités prévues.

La première étape consiste à consulter le site IMOTION dédié aux mobilités, via la page de notre intranet, et à rechercher une staff week, c’est-à-dire une semaine de formation destinée aux personnels, en fonction d’une thématique ou du pays souhaité. 
Pour les enseignant·es, la mobilité peut également prendre la forme de cours dispensés dans une université partenaire.

Une fois la formation identifiée, il faut constituer son dossier de candidature Erasmus+, répondre aux différentes questions et établir un budget prévisionnel de la mobilité : transports, hébergement, frais d’inscription à la formation, repas, … 
Le dossier doit ensuite être validé par sa hiérarchie avant d’être soumis. 

Une fois la candidature approuvée, le service Développement Européen et International Formations transmet les informations et les étapes à suivre. Il faut alors réserver ses billets de transport et son hébergement, demander un devis à l’organisme de formation et effectuer la demande d’achat en interne pour valider l’inscription.
Les différents services de l’établissement sont disponibles pour accompagner les personnels dans ces démarches, notamment le Service Missions et le Service Achats. 

En parallèle, un kit de mobilité Erasmus est transmis. Il doit être complété et signé par les différentes parties avant le départ. Une fois toutes les réservations effectuées et le kit de mobilité finalisé, il ne reste plus qu’à partir ! 

À quoi ressemblait ton quotidien pendant tes deux séjours ?

À Cork, l’organisme de formation, l’University College Cork, m’avait proposé un logement étudiant à proximité du campus. J’avais une chambre avec salle de bain privative et un espace composé d’une cuisine et d’un salon, partagé avec d’autres participant·es à la formation. Les cours avaient lieu le matin et les après-midis étaient libres, ce qui nous permettait de visiter la ville et ses environs.

Nous avions créé un groupe WhatsApp pour organiser nos sorties selon les envies de chacun·e. J’ai notamment découvert Fitzgerald Park, la prison de Cork (Cork City Gaol), la galerie de l’UCC, le Titanic Experience à Cobh, ainsi que Blarney Castle & Gardens. Et bien sûr, impossible de passer à côté de l’expérience des pubs le soir, avec de la musique live irlandaise ! 



À Dublin, le fonctionnement était similaire : cours le matin et temps libre l’après-midi. 
Cette fois, j’ai choisi d’orienter davantage mes découvertes vers la musique, qui est un de mes principaux centres d’intérêt. 
J’ai ainsi visité l’Irish Rock’n’Roll Museum et j’ai même eu l’occasion de participer à une jam à la fin de la visite. J’ai saisi l’occasion de jouer de la guitare et de chanter, accompagnée à la batterie par notre guide ! J’ai également découvert les fameux Windmill Lane Studios, où U2 a notamment fait ses débuts d’enregistrement, ainsi que d’autres artistes comme The Cranberries, Hozier ou The Script. L’organisme de formation, Dorset College, nous avait aussi préparé une visite guidée de Dublin dès le premier jour, avec notamment un passage par Trinity College, ainsi qu’une excursion à Glendalough, dans les Wicklow Mountains. 



Qu’est-ce qui t’a le plus surprise ou dépaysée ?

À Cork, c’est d’abord l’université qui m’a impressionnée. Elle est vraiment magnifique. J’avais parfois l’impression d’être à Poudlard dans Harry Potter ! J’ai aussi beaucoup aimé les jardins, les paysages et le charme de la ville. 

À Dublin, j’ai trouvé la ville moins attrayante, mais l’ambiance musicale était très présente, notamment sur Grafton Street, où plusieurs musicien·nes ont leurs habitudes. On ne sait jamais sur qui on peut tomber !



Plus généralement, je n’ai pas eu trop de difficultés à comprendre l’accent irlandais, qui n’est finalement pas si prononcé. En revanche, le sens de circulation inversé peut être un peu perturbant au début ! De plus, les Irlandais sont particulièrement courtois. Dès que vous entrez dans un magasin, on vous demandera très souvent comment vous allez.


Y a-t-il une anecdote qui t’a particulièrement marquée ?

Je me souviens aussi très bien de mon arrivée à Cork. Lorsque je suis sortie de l’avion, j’ai immédiatement senti une odeur très particulière de tourbe dans l’air. Une première impression typiquement irlandaise ! 
Toujours à Cork, notre dernier jour de formation coïncidait avec une cérémonie de remise des diplômes. Nous avons donc pu voir les étudiant·es célébrer leur réussite, avec les traditionnelles toges et coiffes noires lancées en l’air. C’était assez amusant à observer !

Qu’est-ce que ces deux mobilités t’ont apporté, personnellement et professionnellement ?

Sur le plan personnel, ces deux expériences ont renforcé ma capacité à voyager seule et à faire de nouvelles rencontres. 
Elles m’ont aussi permis de gagner en confiance et en autonomie. 
Les groupes Erasmus+ étaient composés de personnes de plusieurs nationalités européennes : Allemagne, Espagne, Italie, République tchèque, Pologne, … Nous avons su créer une bonne cohésion de groupe. C’était très enrichissant de découvrir les habitudes et les différences de chacun·e.

Sur le plan professionnel, j’ai bien évidemment pu pratiquer mon anglais et acquérir de nouvelles notions, mais aussi échanger avec des homologues d’autres établissements. Comme nous étions tous des personnels administratifs travaillant dans le milieu universitaire, nous avons également pu comparer nos missions, nos pratiques et nos procédures. 
C’était particulièrement intéressant de voir comment d’autres établissements fonctionnent, en France comme à l’international.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui hésite encore à partir ?

De ne plus hésiter ! Même si partir seul·e peut être une source d’appréhension ou stressant, il s’agit d’une mobilité très encadrée. 
On peut aussi choisir une destination plus ou moins éloignée et, pourquoi pas, partir avec un ou plusieurs collègues. Certaines personnes ont même profité de cette mobilité pour partir en famille.  

Quels conseils aurais-tu aimé recevoir avant ton premier départ ?

De ne pas trop stresser ! J’avais essayé d’anticiper et de préparer au maximum mon voyage, mais je peux parfois beaucoup appréhender les déplacements seule, en particulier lorsqu’il s’agit de partir dans un autre pays. 
Pourtant, je maîtrisais déjà la langue et la destination n’était pas si lointaine. 
On a parfois tendance à imaginer tout ce qui pourrait mal se passer, alors que, la plupart du temps, tout se passe très bien. Et même lorsqu’il y a un imprévu, on n’est jamais vraiment livré·e à soi-même.

Comme pour tout voyage à l’international, je conseille de bien se renseigner sur le pays de destination : la météo, les prises électriques (un adaptateur universel peut être utile), les coutumes et les différences culturelles avec la France. 

J’invite également de ne pas hésiter à poser des questions à l’organisme de formation et au service Développement Européen et International Formations. Les équipes sont généralement très disponibles et peuvent répondre aux questions ou orienter vers les bonnes personnes.

 Enfin, il faut bien vérifier que tous les documents sont complets et signés et penser à les emporter avec soi, au moins sous forme de copie, si nécessaire.


Si c’était à refaire, repartirais-tu ?

J’ai déjà eu la chance de vivre cette expérience deux fois, mais si je pouvais repartir, je choisirais probablement une formation différente et surtout un autre pays !
 

En trois mots, comment décrirais-tu ton expérience Erasmus+ ?

Enrichissante, dépaysante et mémorable.

Et si tu devais convaincre un membre du personnel des Arts et Métiers de partir en Erasmus+ en une seule phrase ?

Nous avons la chance de bénéficier régulièrement de cette opportunité. C’est une expérience qui vaut vraiment le coup d’être vécue, ne serait-ce que pour sortir du quotidien et vivre, le temps d’une semaine, une véritable expérience à l’internationale !

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