Horizon 2031, un nouveau laboratoire sur l'insitut de Chambéry vivant ambitionne de transformer le tissu industriel du territoire, d’appuyer les industries locales, d’éclairer les décisions publiques verra le jour.
Les résultats d’une étude de faisabilité menée par l’institut de Chambéry avec l’agence @AIR coop, en vue de la co‑construction d’un laboratoire vivant, ont été présentés le 2 avril dernier.
Une trentaine de personnes ont assisté à cette restitution parmi lesquelles Laurent Champaney, directeur général d’Arts et Métiers, et d’autres membres du comité exécutif de l’établissement. Etaient également présents, le président de l’Université Savoie Mont Blanc, le maire du Bourget-du-Lac (commune d’hébergement de l’institut), des représentants de la Région AURA, du cluster Montagne et de France Active Savoie Mont-Blanc. De nombreux échanges ont eu lieu à l’issue de la présentation.
Le laboratoire vise à accompagner les acteurs socio‑économiques, industriels et publics, dans la conception et l’expérimentation de pratiques industrielles soutenables, robustes et adaptées aux enjeux de leurs territoires d’influence. Fort de l’expertise reconnue de l’institut de Chambéry en éco‑conception, circularité et transition industrielle, le projet répond à un besoin croissant de solutions concrètes, expérimentées en conditions réelles et mobilisant une diversité d’acteurs. Le laboratoire vivant est conçu comme un dispositif collaboratif et centré sur l’usager, allant au‑delà d’un simple lieu physique pour devenir un outil d’intelligence collective au service des biens communs, de l’intérêt général et du tissu industriel.
La méthodologie repose sur une forte mobilisation territoriale : environ 70 acteurs impliqués dans un comité de pilotage multi‑collèges réunissant industries, collectivités, monde académique, société civile et citoyens. Cette gouvernance garantit une co‑responsabilité des orientations stratégiques, une prise de décision en interaction réelle avec les problèmes de terrain et une transparence accrue grâce à une production de communs partagés.
L’offre de services s’articule autour de cinq piliers complémentaires : un diagnostic de soutenabilité et de robustesse comme aide à la décision ; l’accompagnement de projets industriels de court et long terme ; des actions de formation et de montée en compétences ; la mise à disposition de ressources partagées, d’espaces et d’outils de communication ; et un socle coopératif favorisant l’interconnaissance et l’entraide.
La feuille de route prévoit une montée en charge progressive sur cinq ans, tant en termes de gouvernance que de modèle économique et d’impacts attendus. À horizon 2031, le laboratoire vivant ambitionne de transformer le tissu industriel du territoire, d’appuyer les industries locales, d’éclairer les décisions publiques et de disséminer cette approche sur d’autres sujets, dans les autres campus Arts et Métiers.